août 27th, 2009 → 7:18 @ *designers interactifs* // No Comments
Anglais : direct manipulation interface. Une interface à manipulation directe propose un style d’interaction dans lequel les éléments graphiques affichés sur un écran, souvent métaphoriques, se comportent comme leurs équivalents dans le monde réel. Cette correspondance offre le sentiment à l’utilisateur d’agir directement sur l’interface, qui maintient une représentation permanente des objets sur lesquels l’intérêt est concentré. Chaque opération effectuée y est réversible. « directe » signifie que la distance entre les objectifs de l’utilisateur et les réponses du système est réduite dans les interfaces de ce type. L’engagement gestuel de l’utilisateur offre l’impression d’un contrôle immédiat des objets manipulés. Cette implication permet d’accomplir l’essentiel des interactions sans avoir recours à une syntaxe de commandes complexes (comme dans les interfaces en ligne de commande).
Les interfaces à manipulation directe sont dotées de multiples avantages comme la facilité d’apprentissage, la rapidité d’exécution, la possibilité pour l’utilisateur de vérifier que leurs actions les emmènent bien vers leurs objectifs et la possibilité de les corriger rapidement.
La notion est étroitement liée au paradigme WIMP (Window, Icon, Menu, Pointing device), même si elle n’induit pas nécessairement la présence de ces éléments. Le terme a été introduit par le designer d’interaction Ben Shneiderman, en 1983 pour se référer à la métaphore du bureau.
La première interface à manipulation directe connue est le Sketchpad d’Ivan Sutherland, l’ancêtre des logiciels de conception par ordinateur, inventé en 1963. Son interface était l’une des premières à mettre en lumière les capacités des interfaces graphiques dans l’interaction homme-machine
Sources :
Auteur : Benoît Drouillat
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