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Devenez membre (100% en ligne)Le salon de l’automobile de Paris, qui a lieu tous les deux ans en alternance avec Francfort, est, quelques mois après celui de Genève, l’autre grand rendez-vous automobile européen. Depuis 2004, il est même devenu le salon le plus fréquenté au monde, et il n’est pas rare que les constructeurs attendent cet événement pour annoncer un nouveau modèle afin de profiter de l’importante couverture médiatique.
L’effet nouveauté n’étant plus suffisant pour attirer le public, les constructeurs doivent rivaliser d’imagination pour faire de leur stand un lieu de passage obligé. Si jusqu’à présent cet effort portait avant tout sur l’architecture, le mobilier ou l’éclairage, il passe désormais aussi par le développement d’expériences interactives destinées à impliquer les visiteurs. Revue de trois stands qui ont particulièrement retenu notre attention sur ce sujet lors de l’édition 2008 :
Mini se distingue une nouvelle fois par une borne interactive qui se contrôle par les gestes grâce à une caméra placée en hauteur qui analyse les mouvements de la main au dessus de la surface de l’écran (qu’il n’est pas nécessaire -voire même recommandé- de toucher) :

Ce type d’interface rend l’interaction plus naturelle mais un peu moins fluide, la caméra ayant en effet besoin que l’utilisateur fixe sa main un certain temps sur la zone réactive de l’écran pour valider l’action (on est assez loin de l’instantanéité du clic d’une souris par exemple).
La forme sphérique de l’écran associée au procédé de projection donne l’illusion d’être face à des objets en 3D et apporte un réel plus dans la manipulation de l’information :
Cette borne est d’ailleurs un clin d’œil au globe présent au centre de la planche de bord du concept-car vedette du stand qui est destiné à présenter, lui aussi en 3D à l’aide d’un laser, des informations aux passagers avants :
Comme de nombreux autres constructeurs cette année, Fiat propose sur son stand un “point de téléchargement” USB. Pour rendre l’opération plus ludique, la marque propose aux visiteurs d’acheter (pour 2€) une clef USB (de capacité inconnue) sur un distributeur qui, comme pour la “nouvelle fiat 500″, joue à fond sur la fibre nostalgique :

Le dispositif proposé par Fiat pousse plus loin le principe de l’écran interactif déjà utilisé à Genève : alors qu’à l’époque le visiteur n’avait que la possibilité de faire défiler un carrousel d’images, il peut ici sélectionner le fichier (PDF, photos, vidéos) qu’il souhaite télécharger sur sa clé USB :
Bien que ce dispositif (tout comme celui du stand Mini évoqué plus haut) soit basé sur le mouvement des bras et des mains, il est intéressant de constater que les utilisateurs ont spontanément le réflexe de toucher l’écran pour “valider” leurs actions. Ils sont quasi systématiquement perturbés par le manque de précision du contrôle gestuel, par l’absence de retour physique de l’interface (qui pourtant a été remplacé par un retour sonore) ou par la relative inertie de l’ensemble. Autant d’éléments qui pourraient bien être des obstacles à une appropriation rapide et massive de ce type de dispositifs.
Smart, enfin, a développé deux expériences interactives très intéressantes. La première se trouve sur l’une des allées principales du stand et se présente sous la forme d’un portique doté, sur un de ces côtés, d’un mur-écran qui laisse apparaître des images et des vidéos au passage des visiteurs (l’espace d’affichage correspondant aux silhouettes) :
La deuxième prend la forme d’un configurateur qui permet au visiteur de personnaliser sa future voiture, de manière très simple et très ludique, à l’aide quatre cubes RFID (les cubes correspondent à des éléments spécifiques de la voiture dont il est possible de faire varier l’apparence en faisant pivoter les cubes) :
Si cet exemple est relativement basique dans sa forme (mais complètement pertinent dans la mesure où il fait écho à deux valeurs fondamentales de la marque, l’originalité et la simplicité), il a le mérite de mettre en évidence le potentiel des objets connectés qui pourraient bien, à terme, modifier notre rapport aux objets dans notre quotidien.
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Marc, 20 octobre 2008 à 20:54 :