menu Menu
Florian Salabert : “intégrer les personnes prises en photo dans un environnement qui représente leur paysage intérieur”
By Benoît Drouillat Posted in Actualités on 30 avril 2021 0 Comments 4 min read
Newsletter Previous Marie Ninin : “Je n’avais jamais fait d’autoportrait” Next

Dans le cadre du challenge Instagram Portrait(s) qu’Adobe et *designers interactifs* ont proposé en avril 2021, nous revenons sur chacun des lauréats, qui abordent leur parcours, leur démarche et l’histoire de la photo qui leur a permis d’être sélectionnés.

J’ai toujours été passionné d’image sous toutes ses formes. Mais la première fois que j’ai décidé de prendre le contrôle de ces images, c’était avec la photographie. J’ai eu mon premier appareil lorsque j’avais 13 ans, je passais beaucoup de temps à organiser des shootings avec mes amis , à découvrir les logiciels de retouches, expérimenter avec l’appareil. J’ai ensuite continué à pratiquer en autodidacte, j’ai lu beaucoup de blogs, vu beaucoup de vidéos tutoriels. Lorsque j’étais au lycée, est né en parallèle de ma passion pour la photo, une passion pour les images en mouvement. J’ai alors un peu délaissé la photographie pour me pencher vers la vidéo. Après mon bac j’ai commencé des études de cinéma qui m’ont apporté de nouvelles bases sur l’utilisation d’un appareil photo, la composition d’une image. Mais étant un grand curieux, j’ai éprouvé le besoin de créer les images de zéro, je ne voulais plus dépendre de la réalité. J’ai donc poursuivi mes études au département Arts et Technologies de l’Image à l’université Paris 8, où j’ai appris la 3D. Ça m’a permis d’approfondir mon rapport à l’image et de devenir beaucoup plus méticuleux. J’ai eu le contrôle sur tous les aspects de l’image, que ce soit de la composition, la lumière, les textures, la façon dont les matières reflètent la lumière. C’est une expertise de l’image qui m’est aujourd’hui fort utile, même lorsque je sors du cadre du virtuel et travaille avec des sujets bien réels, je me pose toutes ces questions sur la construction de l’image, au-delà du sujet.

Après mes études j’ai fait du graphisme 3D et de la direction artistique dans un studio qui produit des expériences immersives. Bien que très épanouissant, le fait de travailler uniquement de l’image virtuelle à commencé à me peser. Après avoir un peu délaissé la photographie et la vidéo pour la 3D, j’ai décidé d’y revenir et de nouveau expérimenter avec ces médiums

Le portrait tient une place toute particulière dans mon travail, c’est ce que je préfère faire. Même lorsque je travaille avec de la 3D, je réalise le plus souvent des portraits. Je me sens plus à l’aise de travailler avec des personnes, créer un dialogue. J’aime l’idée de créer des personnages, raconter des histoires.

Le portrait que j’ai posté à l’occasion du challenge est un autoportrait, introduction d’une série de portraits où j’essaie de mêler la 3D et la photographie. Le but étant d’intégrer les personnes prises en photo dans un environnement qui représente leur paysage intérieur. Un endroit qui représente une safe place, une phase émotionnelle de leur vie. C’était important pour moi de présenter ce portrait, car il est une introduction à mon travail et à qui je suis.

Pour éditer et travailler cette photo j’ai utilisé Blender et Photoshop. J’ai créé l’environnement 3D sur blender. Dans blender j’ai essayé de recréer un éclairage qui correspondait à celui de la photo. Une fois le décor créé, les matériaux posés sur les objets et les lumières placées dans ma scène, j’ai rendu mon image 3D. J’ai ensuite utilisé Photoshop pour intégrer ma photo dans mon rendu 3D. Photoshop est indispensable pour que je puisse faire correspondre la colorimétrie et les lumières de mon image 3D avec celle de ma photo. Je passe autant de temps sur photoshop que dans mon logiciel 3D.

Parmi la constellation de mes sources d’inspirations il y a Dario Argento, pour son travail des lumières et des couleurs. Bertrand Mandico, lui aussi pour son travail des lumières et des couleurs, mais aussi des matières. Agnes Varda pour le regard poétique qu’elle pouvait porter sur son environnement et qui me touche énormément. Je suis aussi beaucoup inspiré par la musique quand je suis en phase de création, la musique m’influence beaucoup. Je peux vous citer, “Povo que lavas no rio” d’Antonio Variaçoes, le dernier album d’Eartheater, Sophie …

Site : 
https://floriansalabert.com/

Compte Instagram : 
@floriansalabert
https://www.instagram.com/floriansalabert/


Previous Next

keyboard_arrow_up