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Dans le cadre du challenge Instagram Portrait(s) qu’Adobe et *designers interactifs* ont proposé en avril 2021, nous revenons sur chacun des lauréats, qui abordent leur parcours, leur démarche et l’histoire de la photo qui leur a permis d’être sélectionnés

Quel est votre parcours ?

Je tiens à souligner que mon parcours est un chemin de résilience. Il commence dans le fracas d’une histoire familiale où les repères sont perdus et que tel un funambule comme Chaplin toute mon enfance jusqu’à l’âge de jeune adultes j’étais en équilibre avec la menace d’une chute fatale.

L’amour, les belles rencontres m’ont sauvé de cette chute. Je ne peux m’empêcher de citer Lydie Salvayre qui m’a tenue la main en tant que psychothérapeute pendant 6 ans pour effacer toutes les scories qui m’avaient  froissé l’âme , elle a joué un grand rôle pour que mon regard sur le monde devienne joyeux et qu’il se traduise par l’amour de l’art et surtout de la photo. Lydie de son côté a eu la reconnaissance de ses mots en reportant le Goncourt 2014  pour le roman dont le titre est lourd de sens Pas pleurer. La photo est devenue pour moi un vrai moyen d’expression pour tenter de déceler dans notre quotidien les particules de merveilleux qu’il contient, pour inviter à la joie à la contemplation.

Quelle place tient le portrait dans votre travail ?

Le portrait tient une place importante dans mon travail, c’est une volonté de célébrer ce qu’il y a de sublimé dans les femmes et les hommes, une volonté de nous rendre meilleure.

Racontez-nous l’histoire du portrait que vous avez posté à l’occasion du challenge

L’histoire de ce portrait est à mes yeux une belle histoire. C’était une volonté de travailler,  mutuelle, avec le streetartiste Den End parce que nos univers artistiques nous séduisaient réciproquement. J’adore cette explosion de couleurs qu’il propose dans ses représentations et il aime l’atmosphère lumineuse de mes photos.

Den End souhaitait qu’on se rencontre sur un projet fort qui ait du sens social. Il a réuni 3 femmes dont l’engagement sort de l’ordinaire. Sofia Sept, Sarah Firk et Julie Denes. Il souhaitait aussi que le cadre sorte de l’ordinaire qu’il transcende notre quotidien, il n’y avait pour lui, amoureux de Montmartre, pas mieux que ce cadre de la butte sur un toit.

Le shooting ne lui était pas consacré mais quand je l’ai vu émerger de sous le toit parisien et son visage en reflet je me suis dit je ne peux pas laisser passer ce moment sans qu’on en retienne une particule de merveilleux.

Quel(s) outil(s) avez-vous utilisé pour éditer et travailler votre photo ?

J’utilise Lightroom j’aime redonner avec cet outil du relief aux lumières et aux couleurs et notamment sur les portraits. Je travaille à sublimer nos lumières nos couleurs pour donner une échappatoire, une autre réalité avec les personnes avec qui je partage mes photos. Dans cette photo par exemple le masque est éclairci et les couleurs renforcées parce que je souhaitais que ce soit l’élément central de ma photo.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

La vie est ma source d’inspiration, l’envie de partager comme je l’ai plusieurs fois dit des particules de merveilleux pour nourrir notre espoir, notre joie de vivre pour nous dire qu’au fond nous petite étoile filante si fragile et éphémère que la vie est belle.

Compte Instagram
@stephaneguillot
https://www.instagram.com/stephaneguillot/

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